Le land art commence toujours par une récolte. On sort avec des sacs en papier, on remplit : des écorces d’un côté, des feuilles de l’autre. Ce tri-là est déjà l’activité.
De retour, on vide sur le sol et on laisse faire. Certains alignent, d’autres empilent, d’autres encore préfèrent remplir et vider les sacs pendant vingt minutes. Il n’y a pas de modèle à reproduire, et aucun résultat n’est attendu à la fin.
Ce qui se joue là : la préhension, le tri par matière et par taille, la répétition d’un geste jusqu’à le maîtriser, et le plaisir de voir une composition apparaître sous ses propres mains.


